mercredi 17 juin 2009

Conseils de la American Translators Association pour viser un public international

1- Avant de traduire, éliminer toute information qui n’est pas essentielle.
2- Utiliser les images au lieu des mots.
3- Éviter les clichés et les termes susceptibles à prêter confusion dans d’autres milieux culturels.
4- Savoir faire la distinction entre une traduction « uniquement informationnelle » et une traduction ou le style sera importante.
5- Indiquer au traducteur pour qui le texte est destiné et sous quelle forme il sera diffusé.
6- Utiliser les traducteurs techniques pour des sujets techniques.
7- Respecter les règles orthographiques de la langue traduite, p. ex. mettre en majuscule les jours de la semaine en anglais.



Source : http://www.corporatelogo.com/articles/hire-professional-translator.html

jeudi 11 juin 2009

Le gallo

Le gallo est la langue traditionnelle de le Haute Bretagne. C’est une langue romane, comme l’espagnol, l’italien et le français.

Selon un entretien avec F. Manzano, le gallo est actuellement utilisé à l’école dans le Pays de Fougères, mais généralement l’utilisation du gallo dans la communication n’est pas considérée comme un atout. Ce n’est pas une langue de pouvoir.

En plus, le gallo se trouve face à un malaise existentielle : pour reprendre les mots de F. Manzano « Quand vous dîtes que les Normands sont français de longue date, qu'ils sont même une partie du cœur de la nation française et qu'en même temps ils parlent comme vous, comment pouvez-vous dire du coup que vous êtes [B]reton, du moins sans vous poser de questions ?” Le gallo est coincé, d’un coté entre le breton, langue de la Basse-Bretagne, considéré comme la vraie « langue bretonne », et le français, qui est, on le sait, la langue nationale de la France.

Pour renforcer le mouvement gallo, Manzano estime qu’il faut changer le regard des locuteurs sur cette langue, qu’il faut augmenter son utilisation dans de divers domaines pour ne pas la laisser mourir.

Sources
http://www.uhb.fr/alc/erellif/credilif/Textes/htebretagne.htm
http://www.uhb.fr/alc/erellif/credilif/Textes/gallo.html

lundi 12 janvier 2009

Que parle-t-on en Suisse – le Hochdeutsch suisse ou le Schwizerdütsch ?

Le Schwizerdütsch (dont il existe plusieurs orthographes) est la langue (plutôt un regroupement de dialectes) parlée par les habitants de la Suisse allemande. À la différence des dialectes en Allemagne, leur utilisation n’est pas un indicateur de classe sociale et il n’est pas stigmatisé (sauf à l’écrit). Il est aussi répandu à la radio qu’à la télévision.

Il existe des différences d’ordre grammatical avec le Hochdeutsch. Notamment, on ne distingue pas entre nominatif et accusatif et l'on utilise des prépositions pour exprimer le génitif. En ce qui concerne les verbes, on n’utilise pas de Imperfekt (imparfait) ni de Plusquamperfekt (plus-que-parfait) et le futur porte plutôt le sens du probable que de quelque chose qui va se passer dans l’avenir. En outre, pour faire des clauses relatives, le pronom ne s’accorde pas avec le nom qu’il désigne. Il semble avoir 2 différences principales avec le Hochdeutsch : Les infinitifs du Schwizerdütsch se terminent avec e au lieu de en. Beaucoup d'Allemands associent le Schwizerdütsch avec l'ajout du suffixe "-li" à la fin des noms.

Mais à l’écrit, l'on utilise uniquement le Hochdeutsch (souvent appelé allemand écrit, Schriftdeutsch). Il ressemble à l’Allemand utilisé en Allemagne. Cependant il existe quelques petites différences*. Principalement, l'on n’utilise pas la lettre ß. Cette différence a des origines typographiques.Les participes passés ne sont pas toujours pareils que dans le Hochdeutsch allemand (p. ex. gewoben au lieu de gewebt). Il n'y a pas de frontière précise des variations linguistiques : on peut aussi trouver des caractéristiques "suisses" de la langue en Allemagne, mais ils sont moins fréquents. Dans le domaine juridique, il existe des termes distincts, ce qui reflète l'existence du système juridique suisse.

Il existe en Suisse un état de diglossie ou le Schwizerdütsch et le Hochdeutsch coexistent et trouvent dans la société suiss-allemande des usages distincts. Selon wikipedia, beaucoup de Suisses considèrent que le Hochdeutsch suisse est une langue étrangère. Cette différentiation de l’usage à l’écrit et à l'oral fait que les Suisses peuvent avoir des réticences à s’exprimer à l’oral en Hochdeutsch. La tendance à ne pas utiliser le Hochdeutsch, à s’accrocher à la langue régionale, vient aussi de l’identité nationale, d’un besoin de se distinguer de l’Allemagne, surtout depuis l’époque Nazi. « Die Verwendung der gleichen Sprachform gilt als Ausdruck einer demokratischen Tradition » (l’utilisation de la même forme linguistique est l’expression d’une tradition démocratique) (http://www.uni-leipzig.de/~siebenh/pdf/Siebenhaar_Wyler_97.pdf).

Concrètement il faut retenir que pour faire des traductions destinées aux Suisses- Allemands, il convient d’utiliser le Hochdeutsch, car le Schwizerdütsch est la langue informelle parlée des Suisses- Allemands.



rédigé par Marie Kuhn-Osius pour CARACTERES ETC

novembre 2008

publié janvier 2009


Sources

Wikipedia de : Schweizerdeutsch, Schweizer Hochdeutsch

http://www.uni-leipzig.de




*Voici un tableau avec quelques différences entre le Hochdeutsch Suisse et le Hochdeutsch allemande :

Français

Schweizer Hochdeutsch (Allemand standard de la Suisse)

Bundesdeutsches Hochdeutsch

(Allemand d'Allemagne)

La Suisse reconnaît officiellement le Kosovo.

„Die Schweiz anerkennt den Kosovo.“

„Die Schweiz erkennt den Kosovo an.“

Le parlement décide de traiter un projet de loi.

„Das Parlament tritt auf eine Vorlage ein.“

“Das Parlament beschliesst, eine Vorlage zu behandeln.”

formateur

Ausbildner

Ausbilder

interruption

Unterbruch

Unterbrechung

se garer

parkieren

parken

faire rôtir

grillieren

grillen

parcs

Pärke

Parks

blocs

Blöcke

Blocks

asperges

die Spargel (Ez.), die Spargeln (Mz.)

der Spargel (Ez.), die Spargel (Mz.)

le milieu d’un train

Zugsmitte

Zugmitte

L’augmentation de ses actifs c'est-à-dire son avoir

Die Äufnung (das Äufnen) eines Aktiva Bestandes bzw. Guthabens

Das Aufstocken (Mehren) eines Aktiva Bestandes bzw. Guthabens

(Source du tableau : wikipedia de, modification de la rédactrice)


mercredi 7 janvier 2009

vendredi 2 janvier 2009

Caractères ETC vous souhaite une excellente année en plus de 30 langues !

vendredi 21 novembre 2008

News Caractères etc.



Vous l’avez peut-être noté, cet
été fut celui de tous les records.
L’un d’entre eux n’a pas obtenu
de médaille et pourtant pour la
première fois, lors d’une conférence
internationale, la traduction des
débats fut assurée en 29 langues.
Pour réaliser cet exploit, 88
interprètes avaient été convoqués
par les services compétents de la
commission de Bruxelles. Tous les
chefs d’Etats et de gouvernements,
ainsi que les ministres présents
ont pu s’exprimer et écouter dans
leur propre langue. Cet événement,
indique que, désormais, lors
d’une conférence européenne,
l’organisateur se soucie que chaque
nationalité puisse y participer
librement sans la barrière de la
langue.
Caractère et Cætera se développe
depuis plusieurs années sur le
plan international et en particulier
l’Europe. Dans cette logique,
après Madrid, nous mettons
en place notre implantation à
Bruxelles, capitale de l’Europe.
Ce développement nous
permettra de nous rapprocher des
problématiques de traduction et
d’interprétation dans le domaine
européen et de croiser encore
nos compétences au niveau des
conférences multilingues.

L’alphabet coréen (Hangul)

Beaucoup de personnes ont l'impression que le Coréen, comme le Chinois, se compose de signes à l'écrit. Cependant cette langue ouralo-altaïque utilise un alphabet tout comme les langues européennes. L’alphabet coréen, qui se compose de 10 voyelles et 14 consonnes, s’appelle HANGUL.
Le terme Hangul veut dire la grande écriture en coréen archaïque et écriture de la Corée en coréen moderne. Dans ce système on regroupe les lettres en syllabes pour former des mots. On dit que c’est un système très phonologique et logique. Il a été inventé par Sejong le Grand en 1443 dans le but d'alphabétiser le peuple coréen qui était au paravent analphabète. Seuls les aristocrates pouvaient lire et écrire les signes chinois qui ont précédé l’invention du Hangul. A travers les siècles l’utilisation de Hangul a été fortement disputée. Les nobles preferaient d’utiliser le chinois. Certains rois ont interdit l’utilisation du Hangul. Il est officiellement utilisé par l’État coréen depuis le XIXeme siècle.


Marie Kuhn-Osius, CARACTERES ETC